Un médecin spécialiste et un pharmacien ont été condamnés pour "homicide involontaire", après la mort d'un trentenaire des suites d'un surdosage médicamenteux.
Octobre 2014. David Combes, 34 ans, père de deux enfants et directeur d'une école à Trébas (Tarn), vient consulter pour une infection oculaire, probablement due à une toxoplasmose contractée durant l'enfance. L'opthalmologiste lui prescrit des vitamines et de la Malocide. Mais sur son ordonnance, le spécialiste inverse les posologies : la dose de Malocide était 8 fois supérieure à la normale. Une erreur que le pharmacien ne relève pas au moment de délivrer le médicament. Quelques jours plus tard, le patient revient consulter l'opthalmologiste : il se plaint de malaises. Mais le médecin reste sur sa prescription. Le père de famille fait un arrêt cardiaque le 16 octobre.
A l'audience devant le tribunal correctionnel d'Albi, le 23 octobre, l'ophtalmologue a reconnu son erreur, qui aurait due être relevée par le pharmacien, insiste-t-il. Ce dernier a mis en avant sa méconnaissance de l'antiparasitaire, sur lequel il s'est renseigné dans le Vidal. Le procureur avait requis huit mois de prison avec sursis contre le médecin spécialiste, aujourd'hui retraité, et un an contre le pharmacien. Les juges sont allés au-delà : ils ont finalement condamné les deux professionnels de santé à un an de prison avec sursis chacun. Ce drame a été à l'origine d'une mise à jour du Vidal, concernant la dose maximale pour le Malocide. [avec AFP]
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