reflux

Les inhibiteurs de la pompe à protons liés à un sur-risque fracturaire

En 2015, 29,8 % des Français ont reçu au moins une prescription d’inhibiteurs de la pompe à protons (IPP)[1]. 

04/02/2026 Par Romain Loury
38e Congrès français de rhumatologie
reflux

S’ils sont généralement bien tolérés à court terme, ces médicaments, indiqués notamment en prévention de l’ulcère gastro-duodénal et contre le reflux gastro-œsophagien (RGO), ont été liés à un risque accru de fracture, notamment au niveau vertébral. Les raisons n’en sont pas totalement élucidées : les IPP, qui ne semblent pas liés à une déminéralisation osseuse, pourraient engendrer des troubles des métabolismes phosphocalcique et magnésien, ou bien diminuer le taux de vitamine B12.

Présentés au congrès, les résultats de l’étude Osiris confirment, pour la première fois en France, ce lien entre IPP et risque fracturaire. Menée sur le Système national des données de santé, elle montre, chez les personnes ayant pris un IPP pendant au moins 180 jours, une hausse de 27 % du risque de fracture ostéoporotique majeure (tous sites confondus), en particulier celui de fracture vertébrale (+47 %). Ce sur-risque, particulièrement marqué chez les 60-69 ans (+58 %), s’accroissait avec le temps passé sous IPP.

Selon la Dre Cécile Philippoteaux, du service de rhumatologie du CHU de Lille, "c’est un véritable enjeu de santé publique : le nombre d’usagers chroniques d’IPP connaît une croissance de +4 % par an[2], et la moitié des usages sont considérés comme non adaptés. Parmi ces usages non justifiés, 80 % seraient liés à l’initiation d’un traitement par anti-inflammatoires non stéroïdiens sans facteur de risque d’ulcère gastroduodénal". Selon une étude publiée en 2019, 87,1 % des initiations de traitement par IPP sont réalisées par des médecins généralistes(1), souligne la rhumatologue, qui appelle à "mieux cibler" ces médicaments – objets d’une fiche de bon usage publiée par la Haute Autorité de santé (HAS) en octobre 2022(3).

 

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Gauthier Leman
91 points
Médecins (CNOM)
il y a 4 mois
Donc au final on en sait rien c'est une constatation. Pourrait on avoir la même étude avec le kardegic ? Parceque clairement plus les patients sont polypathologiques et polymédiqués, plus ils prennent d'IPP. Dire ipp -> ostéoporose me semble être un raccourci.
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Christiane KOUJI
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Débatteur Passionné
Médecins (CNOM)
il y a 4 mois
C'est connu depuis très longtemps et c'est même écrit dans le rcp du mopral: fracture du poignet, des vertèbres, de la hanche. Et ce n'est pas le seul inconvénient de la prise chronique. Ces produits sont totalement sur prescrits
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Christiane KOUJI
5,1 k points
Débatteur Passionné
Médecins (CNOM)
il y a 4 mois
Je voudrais ajouter que, contrairement à ce que dit le Dr P, les ipp sont systématiquement prescrits lors d' hospitalisations, et souvent pour des raisons discutables. Après il nous faut expliquer pourquoi on voudrait les arrêter ...
 
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