Cancer du col utérin : un dépistage plus rapproché est nécessaire chez les femmes immunodéprimées
La Haute Autorité de santé (HAS) vient de mettre à jour ses recommandations concernant le dépistage du cancer du col utérin (CCU) chez les sujets immunodéprimés. Elle avait été saisie de ce sujet par la Cnam en lien avec le risque plus élevé chez ces personnes.
La population concernée couvre les personnes immunodéprimées autres que celles vivant avec le VIH, pour lesquelles des recommandations existent déjà.
Au terme de son évaluation, la HAS a décidé de recommander un dépistage plus rapproché qu’en population générale.
Ainsi, entre 25 à 29 ans, la HAS préconise la réalisation d’une cytologie tous les ans (contre 2 à un an d’intervalle, puis au bout de 3 ans, en population générale). Entre de 30 à 65 ans, un premier test HPV doit être effectué à 30 ans, puis tous les 3 ans (contre tous les 5 ans), dès lors que le résultat du test est négatif. Enfin, à partir de 65 ans, "la poursuite ou l’arrêt du dépistage du CCU devra être décidé selon le résultat du dernier test HPV et en tenant compte des antécédents médicaux", précise la HAS.
La HAS rappelle enfin l’importance de la prévention par le vaccin.
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