Protection des étudiants en médecine : 6 suspensions d’agréments de stage décidés par le ministère

22/07/2021 Par Marion Jort
Pour protéger la santé mentale des externes et internes en médecine pendant leurs études, les ministères de l’Enseignement supérieur et de la Santé ont pris plusieurs mesures conservatoires au cours du premier semestre 2020, parmi lesquelles la suspension d’agréments de stages.  

Quelques semaines après le retrait d’agrément de stage au service d’accueil et d’urgences de l’hôpital du Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne) à cause d’importants dysfonctionnements, les ministères de l’Enseignement supérieur et de la Santé ont annoncé avoir pris, au cours du premier semestre 2020, plusieurs mesures conservatoires ayant vocation à protéger la santé mentale des externes et des internes en médecine.  

“Tolérance zéro” répétaient Olivier Véran et Frédérique Vidal depuis plusieurs mois, face aux demandes répétées des syndicats d’agir concrètement. Ainsi, en concertation avec des acteurs locaux, notamment les doyens, les responsables de formation, les ARS et selon les signalements effectués par les carabins, il a été décidé de la suspension de quatre agréments de stages hospitaliers, de deux agréments de stage en libéral, d’un changement de coordonnateur de discipline. Par ailleurs, plusieurs situations signalées sont surveillées par les établissements de santé, UFR et ARS, avec un examen régulier en commission. 

“Les établissements d’enseignement et de soin ne peuvent être le théâtre de propos sexistes, de gestes déplacés, de pressions, d’agressions, ou de drames personnels noués dans le silence et l’indifférence. Ces situations sont intolérables et doivent être condamnées avec la plus grande fermeté. De façon parallèle, la tolérance ou l’incitation au dépassement des horaires règlementaires de travail doivent être jugulées”, affirment conjointement les ministres dans un communiqué.  

En parallèle, Olivier Véran et Frédérique Vidal annoncent qu’une enquête sera bientôt lancée auprès des internes et des établissements pour évaluer le respect du temps de travail. De plus, un programme spécial “premier recours en santé mentale” permettant le repérage des étudiants et internes en état de souffrance psychique est en cours de déploiement.  

“Les ministres rappellent leur volonté d’améliorer la qualité de vie des étudiants et internes en santé conformément aux engagements pris dans le cadre du Ségur de la santé. S’agissant d’étudiants en formation, cela passe notamment par un respect de la réglementation relative au temps de travail, garant d’un apprentissage optimal et d’une qualité et sécurité de soins”, concluent les ministres.  

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