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Aux États-Unis, un chatbot est autorisé à renouveler des médicaments sans médecin
Depuis avril, la start-up Legion Health expérimente le renouvellement d’ordonnances de psychotropes via un chatbot et sans intervention d’un médecin. Cette option n’est accessible que dans l’Utah, aux États-Unis.
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Legion Health vient d’obtenir l’autorisation, dans le cadre d’un programme pilote, d’expérimenter le renouvellement d’ordonnances via un chatbot, sans intervention d’un médecin. Cette fonctionnalité - accessible uniquement dans l’Utah, aux États-Unis - a pour but d’améliorer l’accès aux soins. L’expérimentation - qui doit durer un an - concerne 15 psychotropes, comme la fluoxétine ou la sertraline.
Les patients doivent souscrire à un abonnement mensuel de 19 dollars, et répondre à des critères stricts : avoir reçu une première ordonnance d’un médecin, justifier d’un état «stabilisé» et ne pas avoir été hospitalisé pour un trouble psychiatrique pendant un an. Le chatbot ne peut ni modifier les doses prescrites ni établir de nouvelles ordonnances.
Plusieurs médecins américains ont tenu à mettre en garde contre les limites de cette fonctionnalité et sur les failles techniques. En janvier, la start-up Doctronic s’était lancée le même défi, en renouvelant les ordonnances pour des maladies chroniques courantes. L’expérimentation s’est pourtant arrêtée plus vite que prévu. En seulement quelques semaines, des chercheurs en cybersécurité ont réussi à manipuler le chatbot.
Legion Health s’est engagé à transmettre aux autorités sanitaires de l’Utah des rapports mensuels et à impliquer les pharmaciens dans le processus de renouvellement. Si l’expérimentation est jugée satisfaisante, un déploiement national serait prévu avant 2027.
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