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Il faut "en finir avec le paiement à l'acte et la liberté d'installation", plaide le Pr Guy Vallancien

Dans une tribune publiée au sein des Echos, Guy Vallancien, appelle à changer radicalement l’offre de soins. Infirmiers en première ligne, fin du paiement à l’acte… Voici le détail de ce que propose ce membre de l’Académie nationale de médecine.

21/04/2026 Par Alexis Vignais
Démographie médicale
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Grâce au "2 millions de professionnels" qui participent "d'une façon ou d'une autre aux soins hospitaliers publics et privés", il n’y a pas de raison de "s'inquiéter d'une pénurie de professionnels", selon Guy Vallancien, membre de l’Académie nationale de médecine, qui signe une tribune dans les Echos. Mais cela, à condition de "créer un nouvel ordre dans la prise en charge des patients."

Une proposition filée d’un constat. Celui de la "sous-productivité d'un système obèse, débordé par une multiplication d'établissements à tout faire et par le nombre de centres de décision qui se chevauchent sans cohérence", indique l’intéressé qui évoque aussi des "règlements administratifs absurdes". Une "situation ubuesque et coûteuse tant humainement que financièrement de l'offre de prévention et de soins."

Alors que faire ? Miser sur les outils numériques ? Ils sont "mal adaptés à un usage pratique immédiat." L’auteur met donc davantage en avant son souhait d’établir "de véritables systèmes régionaux de prévention." Cela "en combinant les savoir-faire de tous les professionnels de santé engagés dans ces missions quels que soient leurs statuts et leurs modes de pratique." Concrètement, ces réseaux "agiront chacun à leur manière dans la liberté d'entreprendre" tout en adaptant les "prestations" en fonction des besoins / moyens. Ils seraient également évalués annuellement par l’Etat qui "jugera de la qualité de leurs résultats et permettra de mieux apprécier leur efficacité."

Supprimer "deux totems"

Deuxième solution : réviser la hiérarchie de l'offre sanitaire en mettant en première ligne des infirmiers "capables de poser un diagnostic et de prescrire un traitement pour les pathologies bénignes." Les IPA feront, également, des actes médicaux spécialisés. "Le médecin généraliste devrait intervenir comme maître d'œuvre d'une équipe soignante regroupant tous les professionnels concernés jusqu'aux ultra-spécialistes, et non pas comme un prescripteur à tout-va", juge Guy Vallancien.

Troisième proposition, et qui risque de faire réagir : mettre fin au paiement à l'acte et la liberté d'installation. "Deux totems d'une médecine dite "libérale" qui ne l'est plus depuis qu'elle est conventionnée", tonne l’auteur de la Tribune. Ce dernier qualifie les honoraires à l’acte comme étant "inflationnistes". Pour les remplacer, Guy Vallancien prône d’utiliser "la capitation" et des "contrats à la demi-journée d’exercice". Cela "afin qu'ils effectuent les seuls actes pertinents tout en les plaçant là où les besoins sont."

"La liberté d'installation qui obère la répartition harmonieuse des médecins dans les territoires doit être abolie", ajoute l’intéressé. Et pour ceux qui s’y refuserait ? "Les réfractaires n'auront qu'exercer en vrais libéraux, hors du système conventionnel."

Enfin, face à "la hausse massive de l'hospitalisation ambulatoire et de l'hospitalisation à domicile", le membre de l’Académie de médecine juge que cette évolution "génère une réduction logique et souhaitable des capacités d'hospitalisation complète."

Signataire : Guy Vallancien, membre de l'Académie nationale de médecine.

 

Faut-il instaurer une attestation d'honorabilité pour tous les médecins ?

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1 débatteur en ligne1 en ligne
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François Pl
936 points
Débatteur Passionné
il y a 1 mois
Personne ne va investir dans 7 ans d'études ou plus si il n'a pas le choix de s'installer où il le désire... C'est légitime de vouloir rester proche de sa famille, habiter dans un lieu offrant un bon choix d'école et d'établissements supérieurs pour ses enfants, ne pas devoir travailler loin du domicile familial, bénéficier d'un environnement offrant une bonne sécurité et une offre culturelle satisfaisante : ce sont des objectifs légitimes, qui font aussi partie du choix de formations qualifiantes ! Retirer ces choix aux médecins, c'est démotiver les candidats ! C'est en améliorant d'abord les cadres de vie qu'on va y attirer des personnes qualifiées, et PAS l'inverse ! En clair : à l'extrême, on ne peut pas "forcer" un médecin à s'installer dans une banlieue gangrenée par des guerres de gangs... sous prétexte qu'elle est devenue un désert médical ! Désolé... Il faudra d'abord assainir cette banlieue pour y attirer les métiers qualifiés... Idem pour un trou perdu dans la France profonde où aucune infrastructure n'est accessibles à moins de 2 heures de voiture...
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Pat Bourgpat
2,7 k points
Débatteur Passionné
il y a 1 mois
Ils seraient également évalués annuellement par l’Etat qui "jugera de la qualité de leurs résultats et permettra de mieux apprécier leur efficacité." Etat qui jugera la qualité des résultats et l'efficacité. C'est comme demander à un obese de juger de l'efficacité de son regime. "Deux totems d'une médecine dite "libérale" qui ne l'est plus depuis qu'elle est conventionnée", tonne l’auteur de la Tribune. Ce dernier qualifie les honoraires à l’acte comme étant "inflationnistes". Pour les remplacer, Guy Vallancien prône d’utiliser "la capitation" et des "contrats à la demi-journée d’exercice". Cela "afin qu'ils effectuent les seuls actes pertinents tout en les plaçant là où les besoins sont." "La liberté d'installation qui obère la répartition harmonieuse des médecins dans les territoires doit être abolie", ajoute l’intéressé. Et pour ceux qui s’y refuserait ? "Les réfractaires n'auront qu'exercer en vrais libéraux, hors du système conventionnel." La capitation fonctionne que si les personnes empochent l'argent sans ne rien faire en retour. Les actes ont un cout de réalisation d'autant plus important qu'ils devraient être limité puisque le matériel est alors rentabilisé sur un nombre réduits d'actes. Ce qui est inflationniste, c'est le faible cout des soins. Les patient qui auraient besoins d'utiliser des professionnels non conventionnés pourront ils se faire rembourser les cotisations sociales qui sont sans objet. Ces professionnels non conventionnés pourront ils s'assurer pour la retraite et la santé auprès d'autres assureurs européen ou mondiaux. La sécurité sociale, c'est quand même pourris avec un risque important de cotiser comme le dit notre cher professeur pour rien sur des bases débiles.
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B M
7,5 k points
Débatteur Passionné
Médecine générale
il y a 1 mois
On a tous compris sa folie anti-généraliste. Devrait-il faire un stage en médecine générale pour comprendre la grande différence avec le boulot d'infirmière déjà bien lourd et difficile, et juste comprendre que la bobologie n'existe pas tant que le médecin n'a pas vérifié l'étendue des diagnostics devant un simple mal de gorge, un RGO, une dorsalgie....(3 motifs récents avec diagnostic de SCA) . Un peu d'éducation du réel ne lui ferait pas de mal. Il risque de même trouver le boulot de généraliste plus difficile que sa chirurgie et son bureau de professeur.
 
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